Fondeurs de Saint-Etienne (Loire)

Peyre-Breuil à Saint-Etienne

La famille Peyre est orthographiée Peyret au gré des actes. Sans doute, la pronociation du XVIIIe siècle, avec le R roulé et l'accent tonique sur "pey", donnait "peyrrré et pouvait être entendu Peyret par l'agent administratif.

Descendant de Denys Peyre (ca 1665-1727), Jean Baptiste Peyre (ca 1753-<1809) représente la quatrième génération de fondeurs et forgeurs de canons stéphanois exerçant dans la paroisse de Notre-Dame qui était le quartier de l'industrie métallurgique.

Il se marie à Gasparde Breuil (ca1752 ->1809) le 26 novembre 1776 et associe le nom de sa femme sur sa marque PEYRE BREUIL A ST ETIENNE et PEYRE BREUIL A ST E .


 Peyret-Cunit à Saint-Etienne

Eustache Peyret (1750-1816), maître fondeur, est aussi descendant de Denys Peyre qui a eu quinze enfants. Il se marie le 25 aôut 1772 à Marceline Cunit et associe le nom de sa femme à sa marque, comme il est de tradition dans la région : PEYRET CUNIT A ST.ETIENNE .

Leur fils Etienne Peyret (1783-1853) a été député de la Loire et maire de Saint-Etienne de 1831 à 1838.


Sagnard à Saint-Etienne

L'entreprise Sagnard fils (fondeur de fonte et cuivre) est déjà installée en 1830 place Chavanelle à Saint-Etienne. En 1835, Sagnard-Parrayon rue Roanne, Sagnard rue Tarantaise, L.Sagnard-Merley rue St-Roch figurent dans la Revue industrielle de Saint-Etienne. En 1841, la population se plaint des gênes occasionnées place Marengo par la fonderie Sagnard-Parrayon. L'acte de mariage entre Pierre-Marie Sagnard et Marie-Vivant Parrayon démontre que le nom accollé est celui de l'épouse.


Granger-Veyron à Saint-Etienne

Fils d'un marchand de Marlhes (Loire), Claude Grangerse marie en 1790 à Catherine Veyron, fille d'un marchand de Saint-Etienne. Il semble bien réussir puisqu'il est rentier en 1826 au mariage de son fils Jean-François qui exerce la profession de négociant et fabricant d'outils.

La cloche marquée GRANGER VEYRON, A ST.ETIENNE est de belle facture et comporte de belles lettres disposées avec application. Pour l'instant, nous ne savons pas si l'entreprise fondait elle-même dans un atelier artisanal, ou si cette sonnette, plutôt destinée à une porte qu'au bétail, a été commandée à un fondeur.